Le 7 à 77 ans n’existe pas sur Internet

Il me semble bien qu’on disait que les aventures de Tintin avaient été écrites pour les 7 à 77 ans. Quel bonheur pour un(e) responsable du marketing ou de la communication : une seule place pour rejoindre tout le monde. Malheureusement,

  • Selon comScore dans son 2013 Digital Future in Focus, 3 publicités sur 10 ne sont jamais vues et passent inaperçues.
  • Selon une étude portant sur  4 000 pages Facebook corporatives, seulement 17 % des fans en moyenne verraient les statuts publiés dans ces pages.
  • De son côté, Le fascicule «Internet comme source d’information et mode de communication » du Cefrio nous apprend que chez les adultes de 18 à 24 ans, c’est Internet qui est la principale source d’information pour consulter l’actualité et les nouvelles dans une proportion de 44 % alors que 50 % des adultes de 35 à 44 ans et 54 % des 45 ans et plus préfèrent d’abord la télévision.

Vous pourriez vouloir lire l’Edgerank Facebook en détail et en chiffres ou encore The New Multi-Screen World Study.

 

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Quatre réflexions à partir de New York Digital

Mercredi dernier, Rachel Sterne, Chief Digital Officer de NYC Digital a présenté lors d’une visio-conférence cette initiative qui vise à faire de New York la première ville numérique du monde. L’événement était organisé par DémocratieOuverte, l’Office de consultation publique de Montréal et le Consulat général des États-Unis.

Créé en 2011, NYC Digital agit sur cinq fronts : l’accès à Internet, l’éducation, le gouvernement ouvert, la participation publique et enfin, la promotion économique.  Cette agence coordonne la communication numérique avec la population, crée des partenariats public-privé au service des New-Yorkais(es) et soutient l’industrie locale.

Voici quatre énoncés de Rachel Sterne que j’ai trouvé particulièrement intéressants :

1. Faire choisir pas seulement faire réagir

Consulter signifie plus souvent qu’autrement que la population est appelée à réagir à des décisions prises par les autorités. C’est ce que j’ai fait dans ma pratique de participation publique à Hydro-Québec, c’est ce que fait l’OCPM dans la très grande majorité de ses dossiers. Or, pour déterminer à quels endroits installer les stations de vélo libre-service, l’équipe de madame Sterne a créé une carte interactive sur laquelle les citoyen(ne)s indiquaient ou appuyaient les endroits où les installer au lieu d’avoir choisi des emplacement et de leur demander leur opinion.

2. Aller là où les gens “surfent”

Madame Sterne a expliqué que la stratégie de NYC Digital repose sur les utilisateurs. “Au lieu d’obliger les gens à venir sur notre site, nous trouvons les lieux (virtuels) où ils échangent et c’est nous qui allons vers eux”, a-t-elle expliqué. C’est ainsi que NYC Digital rejoint chaque 6,3 millions de personnes : 3 millions sur les réseaux sociaux et 3 millions qui viennent sur le site de NYC Digital. Autre exemple, afin d’informer la population sur les zones à risque lors de l’ouragan Sandy, NYC a fait en sorte que les données soient disponibles pour les médias qui ont eux créé des cartes sur chacun de leurs sites.

3. Faire attention aux a-priori

L’approche de madame Sterne repose aussi sur des faits, des mesures. Ainsi, a-t-elle mentionné, un sondage a permis de se rendre compte que les personnes à faible revenu n’avaient pas d’ordinateur … mais utilisaient leur cellulaire pour se connecter à Internet. Comme quoi il peut être risqué de baser une stratégie sur des préjugés. Un récent billet de Nadia Seraiocco vient d’ailleurs le confirmer :

On constate donc que, dans les familles moins favorisées ou qui ont un niveau d’éducation moins élevé, les adolescents auront moins de possibilités d’accéder à Internet dans leur foyer. On peut donc imaginer que, dès qu’ils ont les moyens de se payer un appareil ou un service de données, leur accès au web se fait exclusivement par leur téléphone. Et les conclusions de l’étude vont aussi dans ce sens.

4. La nouvelle “geek” génération

Deux exemples cités par madame Sterne m’ont fait réaliser que la nouvelle génération est probablement plus cultivée technologiquement que bien des responsables des communications au sein des organisations. Ces deux exemples sont les “hacketons” organisés par NYC Digital et Code Corps, un programme dans lequel des technologues bénévoles aident la ville lors de situations d’urgence.

Voici la conférence de madame Sterne. Vous pouvez aussi vouloir consulter le billet de Mario Asselin, L’exemple de la ville de New York.

 

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Clin d’oeil du vendredi: Quand le meg coûtait 10 000 $ … puis 125 $ … puis pas grand chose

Disque rigide IBM de 1956C’est en créant un document dans Google Docs que l’idée de ce billet … et un souvenir … m’est venu. Celui de mon premier disque rigide HD20 que j’ai acheté en 1986 pour rien de moins que 2 500 $ … fallait vouloir.

Ça n’a rien à voir avec le RAMAC 305, gros comme deux réfrigérateurs, d’une capacité de 5 megs et à 10 000 $ le meg … en 1956.

Par ici pour la Timeline: 50 Years of Hard Drives

 

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Une communauté se crée autour de comportements pas de paroles

Une des règles d’or en communications, et surtout en gestion de crise, est :

Dites ce que vous ferez et faites ce que vous avez dit.

Autrement dit, les paroles seules pourront calmer le jeu temporairement mais si elles ne sont pas accompagnées de gestes concrets, vous ne passerez pas au-travers de la crise.

Jason Falls, fondateur de Social Media Explorer, tient le même discours dans son billet “Community Is About Your Behavior, Not Your Brand” :

Whatever your definition of community, and those to which you belong, think about why you belong and what makes it a community. … If you enjoy your neighborhood, it’s likely not because of the location or the local services you can access, but because your neighbors behave like you, look like you, and act like you. Or at least like you’d like to behave, look and act.

Now extend that analysis to the online world. Do you consider yourself a part of community here at Social Media Explorer? What about Mashable? Reddit? Wikipedia? If so, it’s not because of SME or those other sites and what the offer. It’s probably because you appreciate the behavior of those websites in empowering you to be a part of something more than you could build on your own.

If you ask the question, “Why do people love our brand?” and you answer with something that is about your brand, you’re not fostering community. The answer will lie in your behavior. Until it does, the only community you’ll ever have is servers full of wireframes and profiles — hollow containers of what could be.

 

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Aereo : le prochain Netflix ?

Plusieurs “analystes” ont souri avec condescendance en 1997 lorsque Netflix s’est lancée dans la location de films en ligne. L’entreprise compte aujourd’hui 33 millions d’abonné(e)s. Selon The Media Technology Monitor cité dans un article du Devoir, 21 % des anglophones du Canada et 5 % des francophones étaient abonné(e)s à Netflix l’automne 2012. Dès 2011, elle était le service de vidéo sur demande le plus important au pays, en avant des Bell, Rogers, Quebecor et autres.

Aereo quant à elle capte la fréquence des chaînes de télévision en direct, NBC, FOX ou ABC, pour les diffuser sur les appareils mobiles via Internet à un coût inférieur aux diffuseurs traditionnels. Et pour le même prix, on peut enregistrer les programmes lorsqu’ils passent en direct, afin de les regarder quand ça nous chante. Ce service n’est offert pour le moment qu’à New York mais la compagnie affirme sur son site qu’il sera disponible en 2013 dans 22 autres villes américaines.

Les diffuseurs n’ont pas apprécié, vous vous en douterez bien, et ont poursuivi Aereo mais, début avril, le juge a refusé d’émettre un injonction interdisant à Aereo d’offrir ses services. Et un autre service similaire, Aerokiller, contre qui le juge George Wu du Central District of California avait émis une injonction, conteste maintenant cette décision à la lumière de celle rendue à New York.

Aucun impact au Canada ? Pas certain répond Bruce Dowbiggin dans le Globe and Mail : Cable TV sports broadcasts face a new threat.

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